Les prouesses scientifiques

Une greffe de cellules souches pour traiter les rétinites pigmentaires

 

  • Le projet : Une thérapie cellulaire unique pour traiter les rétinites pigmentaires

En France, près de 30 000 personnes sont atteintes de rétinites pigmentaires et 1,5 million par la Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge (DMLA). Ces pathologies, encore incurables, sont caractérisées par une dégénérescence progressive des cellules de la rétine conduisant, à terme, à la cécité.

I-Stem, le centre de recherche sur les cellules souches créé par l’AFM-Téléthon et l’Inserm, a travaillé, en collaboration avec le Dr Olivier Goureau et le Pr José-Alain Sahel de l’Institut de la Vision, à la mise en place du premier essai français de thérapie cellulaire pour des maladies rares de la vision, qui devrait démarrer en 2018 chez 12 patients atteints de 3 formes de rétinites pigmentaires dues à des mutations des gènes MERTK, LRAT, et RPE65. À terme, ce traitement pourrait également permettre de traiter une forme de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA atrophique).

  • La prouesse : un patch cellulaire comme traitement

L’équipe de recherche menée par Christelle Monville a réalisé un patch cellulaire à partir de cellules souches embryonnaires humaines. Après les avoir différenciées en cellules épithéliales de la rétine, ces cellules noires que l’on voit au travers de la pupille, les chercheurs les ont ensemencées sur un substrat biologique. Unique au monde, le patch ainsi réalisé sera greffé dans la couche la plus périphérique de la rétine. Cette technique s’adressera dans un premier temps à plusieurs mutations responsables de rétinites pigmentaires. Mais à terme, elle sera destinée à toutes les pathologies possédant un phénotype similaire puisque le « patch cellulaire » remplace les cellules dégénérées, indépendamment de la nature du gène muté.

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